Consentement

Ce lexique a été conçu dans le cadre de notre projet de recherches. Il nous a semblé intéressant d’apporter un éclairage particulier sur certains mots choisis : parfois parce que . Parfois, car ce n’étaitest pas un luxe de relire leurs définitions et, parfois parce qu’car il nous paraissaitparaît nécessaire de préciser notre propre vision de certains mots. 

Consentement

Accord libre, éclairé et non contraint qu’une personne donne pour qu’un acte sexuel ait lieu. Il existe une tradition féministe qui interroge le consentement – notamment, la possibilité même de consentir dans un contexte de dominations. Céder n’est pas consentir.  Selon la philosophe Manon Garcia, le manque de clarté autour du terme “consentement” viendrait de notre héritage culturel libéral. Le libéralisme a élaboré la notion de consentement en s’appuyant sur l’idée, en grande partie fictive, d’individu·e·s totalement libres de leurs choix, comme si aucune structure de domination n’existait pour les contraindre. Consentir n’est pas seulement acquiescer ou céder à une proposition qui nous est faite: c’est aussi la possibilité de participer à une conversation continue et enthousiaste entre les personnes.

Voir aussi Article 417/5 

Sources :
Traverser / Transcender & La bonne poire
Pour aller plus loin, voir Manon Garcia.